12 juillet 2010

GROS POINTARD - La chronique qui caresse le cuir en douceur, de Jeannot la Taille

faucheur1Salut,
Et ben c'est fini, on va pouvoir vraiment se concentrer sur le Tour et/ou la chute prochaine d'un ministre. Ha non, pardon, ce sera juste un trésorier finalement. En tout cas j'avoue qu'il m'aurait été plus facile d'être fan de BD et d'Heroic Fantasy pour évoquer le dernier tome de la série "Au pays des Baf'nas" : Les 11 nains contre les Bad Angels dans les puits de l'Enfer.
Soyons juste, la prolong' était pas mal, et puis on ne peut qu'être heureux de la victoire finale d'une équipe qui, comme le souligne fort justement
dans l'Equipe le grand journaliste et poète du ballon rond Lionel Dangoumau, avait "comme matrice une idée du football qui lui donnera, au-delà de cette finale, le charme des romantiques". Et bien il a raison l'ami Lionel, il faudra aller un peu plus loin que cette finale et sentir la matrice commune de Gardien du roi, Touffu, Cheveux de soie, Passeur, Tricot, Charette, Maison de luxe et les autres : leur enfance dans les mines du pré-vert, quand ils dribblaient les lutins dans les petits espaces et qu'ils n'avaient pas le droit aux passes de plus de 3 mètres ou aux tirs à moins de...aux tirs tout court en fait. Mais à l'arrivée ils étaient quand même les plus beaux à voir, les mieux organisés et les plus réguliers. Cela aurait été dommage qu'ils succombent sous les coups de boutoir d'une bande de mutants sans moralité, d'X-men new generation sans professeur Xavier. Autant les Cruyff, Rep et Neeskens avaient des habits de lumière et des ailes de géants, qui parfois les empêchaient de marquer (je fais preuve d'une putain de culture, pas vrai?), autant les Oranje de 2010 sentaient les bas-fonds et le cran d'arrêt. Abîmés par les défaites des chevaliers d'antan, désabusés, obsédés par l'idée de revanche, ils étaient le versant ombrageux et maudit du Football Total. Mais leurs pouvoirs fulgurants avaient quand même laissé bien des cadavres le long des égouts. Alors quand Robben aux longues griffes à défier Gardien du Roi, on a tous cru que les nains n'allaient jamais rentrer de la mine. Heureusement, Casillas a laissé trainé la jambe malgré avoir anticipé de l'autre côté. Je suis un putain de poète, d'accord, mais il faut bien ça pour essayer de rendre compte d'une finale très chiante qui ressemblait en somme à la plupart des finales, avec pour nous distraire quelques high-kicks que n'aurait pas renié le "Bucheron hollandais" Peter Aerts (trois fois vainqueurs du championnat de K-1 et grand rival de "Geronimo" Lebanner, je le rappelle aux plus ignares d'entre vous). Tout ça pour dire qu'une coupe du monde, au final, les gars, je vous le dis, ça sera mon grand enseignement qui vaut le coup, la fin de ce post et la morale de cette histoire, une coupe du monde, même quand on est une grande équipe qui la mérite (ô combien), une coupe du monde décidément ca se joue à des détails.

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Commentaires sur GROS POINTARD - La chronique qui caresse le cuir en douceur, de Jeannot la Taille

    Je profite de la section commentaires de ce blog pour recommander un livre tout à fait indispensable : Le livre noir de la garde à vue, de Patrick Klugman. Ceux qui ont déjà été victimes d'abus policiers salueront cet ouvrage courageux. J'ai moi-même été embarqué par la police un soir de fête nationale, alors que je laçais tranquillement mes chaussures sur le toit d'une voiture. Il est toujours douloureux de constater que l'arbitraire existe aussi au pays des droits de l'Homme...

    Posté par L. T., 16 juillet 2010 à 17:36 | | Répondre
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